Aides pour créer un site internet ou un logiciel en 2026 : ce qui existe vraiment, et ce qui n'existe plus

Écrit par Léo Guillaume7 min de lecture
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Aides pour créer un site internet ou un logiciel en 2026 : ce qui existe vraiment, et ce qui n'existe plus

« Il y a une aide de 500 € pour faire son site, non ? » Je l'entends encore, et la réponse est non depuis 2021. Quand un artisan ou un commerçant me pose la question, je préfère lui dire ce qui existe vraiment en octobre 2026 plutôt que de le laisser chercher un dispositif mort sur des pages qui n'ont pas été mises à jour. J'ai relu les fiches de France Num, de Bpifrance, du ministère de l'Économie et des collectivités pour écrire ce guide. Voici ce qui n'existe plus, ce qui existe encore, et comment ne pas perdre l'aide à laquelle vous avez droit.

Ce qui n'existe plus, même si beaucoup de sites le citent

Le chèque France Num de 500 €. Créé pendant le confinement pour aider les petites entreprises à se numériser, il s'est arrêté en 2021. Des articles encore bien placés sur Google en parlent au présent. Si une page vous promet « l'aide de l'État de 500 € pour créer votre site », elle date.

Le Prêt Transformation Numérique de Bpifrance. Ce prêt de 5 000 à 50 000 € cofinancé par les banques a cessé d'être distribué le 31 décembre 2023. Bpifrance le dit elle-même sur sa page.

Les diagnostics numériques gratuits du plan de relance. Les CCI et les CMA en ont réalisé des milliers en 2021 et 2022. Le programme national est terminé, même si certaines chambres proposent encore un accompagnement de leur propre initiative.

Ce qui existe en 2026 au niveau national

Il n'y a aucune subvention nationale pour un site internet ou un logiciel. Ce qui reste change de nature.

Le Prêt Boost Transformation numérique de Bpifrance. C'est le successeur du prêt arrêté en 2023 : un prêt sans garantie de 5 000 à 100 000 € sur trois à cinq ans, réservé aux sociétés de plus de trois ans qui ont déjà un prêt bancaire en cours, avec un expert-comptable. Les entreprises individuelles n'y ont pas accès. C'est de l'argent à rembourser, pas une aide.

Le crédit d'impôt innovation. La loi de finances pour 2025 l'a prolongé jusqu'au 31 décembre 2027 en ramenant son taux à 20 %. Il rend 20 % des dépenses engagées par une PME pour concevoir le prototype d'un produit nouveau, y compris quand le travail est confié à un prestataire agréé. Il ne couvre pas un outil interne, un site vitrine ni une application de gestion : il vise un produit que vous allez vendre. Si vous lancez un logiciel ou une plateforme, posez la question à votre expert-comptable avant de signer, et demandez au prestataire s'il a l'agrément.

La base des aides locales. Le site aides-entreprises.fr, tenu par CMA France et repris par France Num, recense plus de 2 000 aides des régions, des départements et des intercommunalités. C'est là que se trouvent les vraies subventions pour un site ou un logiciel, et elles dépendent de votre adresse.

Les aides qui existent vraiment sont locales

En Bretagne, le Pass Commerce et Artisanat. C'est le dispositif le plus solide que j'aie trouvé pour un projet numérique. La Région et chaque intercommunalité financent 30 % des investissements d'un commerce ou d'un artisan indépendant, dans la limite de 7 500 € d'aide, avec un plancher souvent fixé à 6 000 € HT par dossier. La création ou la refonte d'un site et les modules de vente en ligne sont admis presque partout ; un logiciel de gestion l'est selon l'intercommunalité. Rennes Métropole s'arrête à 6 000 € d'aide et ne couvre que les communes de moins de 5 000 habitants et les quartiers prioritaires de Rennes. Bretagne Porte de Loire monte à 50 % sur son volet numérique dès 2 000 € de projet. J'ai lu les 18 règlements d'Ille-et-Vilaine et je les ai mis dans un simulateur d'aides pour votre site ou votre logiciel : votre commune, votre projet, son montant, et il vous donne l'aide, le reste à payer et les points à confirmer.

Ailleurs en France, des dispositifs par région ou par intercommunalité. Les fiches publiées montrent des aides très différentes d'un territoire à l'autre : de quelques centaines d'euros pour un site vitrine dans certaines communautés de communes rurales à plusieurs milliers d'euros dans des régions comme le Grand Est ou les Hauts-de-France, souvent sous forme d'un pourcentage des dépenses avec un plancher et un plafond. Les conditions tiennent en quelques lignes : taille de l'entreprise, chiffre d'affaires, immatriculation, et une demande déposée avant de commencer.

Pour les PME de production en Bretagne, le PASS Transitions. La Région rembourse 50 % d'une prestation de conseil d'au moins 6 000 €, pour une aide de 3 000 à 10 000 €, aux entreprises de moins de 50 salariés de la production ou des services à la production. Les commerces et artisans de proximité n'y ont pas droit, et la date limite de candidature est à vérifier.

Les trois règles qui font perdre l'aide

Les dossiers refusés le sont rarement pour le projet. Ils le sont pour le calendrier ou le montant.

Déposer la demande avant de signer. Dans presque tous les dispositifs, les dépenses engagées avant le dépôt de la demande, ou avant l'accusé de réception de la lettre d'intention en Bretagne, ne sont pas éligibles. Un devis signé la veille vous fait perdre l'aide entière. Demandez d'abord, signez ensuite.

Atteindre le plancher. Un site vitrine à 1 500 € passe rarement seul quand le dossier doit atteindre 6 000 € HT. Un site avec un outil de gestion, un équipement ou des travaux, oui. Regroupez vos investissements dans un seul dossier.

Ne pas compter les abonnements. Hébergement, maintenance, abonnement mensuel à un logiciel, publicité et référencement payant ne sont jamais financés. Seuls le développement, la création et la formation à l'outil entrent dans l'assiette. Demandez un devis qui sépare les deux.

Comment s'y prendre, dans l'ordre

Cherchez votre commune sur aides-entreprises.fr ou, en Bretagne, dans le simulateur. Appelez ensuite la CCI ou la CMA de votre département : leurs conseillers montent les dossiers, connaissent les cas limites et organisent souvent une visite. Déposez la demande ou la lettre d'intention, puis seulement faites établir les devis, datés après. Comptez un à trois mois d'instruction, et l'aide est versée sur factures acquittées, une fois le projet réalisé. Prévoyez la trésorerie entre les deux.

Ce que je fais dans votre dossier

Je ne dépose pas la demande à votre place, c'est votre dossier et votre signature. Mais je fournis ce que la chambre attend d'un prestataire : un devis daté après votre lettre d'intention, détaillé poste par poste, sans abonnement mélangé au développement, et les réponses techniques à votre conseiller. Pour savoir ce que coûte le projet lui-même, mon baromètre des prix du logiciel sur mesure donne les fourchettes de 14 prestataires français, et mon guide du Pass Commerce et Artisanat à Rennes Métropole détaille le dispositif commune par commune.

Questions fréquentes

L'aide de 500 € pour créer un site existe-t-elle encore ?
Non. Le chèque France Num s'est arrêté en 2021. Les pages qui en parlent au présent ne sont plus à jour.

Un micro-entrepreneur peut-il obtenir une aide ?
Pour les aides locales, oui dans la plupart des cas, s'il est immatriculé au registre du commerce ou au registre national des entreprises et qu'il exerce un métier admis. Le Prêt Boost de Bpifrance, lui, est réservé aux sociétés.

Un logiciel de gestion sur mesure est-il aidé ?
Selon le territoire. En Bretagne, certaines intercommunalités citent les logiciels de caisse ou les outils de relation client, d'autres seulement le site et la vente en ligne. Demandez une réponse écrite à votre conseiller avant de signer.

Combien de temps faut-il prévoir ?
Un à trois mois d'instruction après le dépôt du dossier complet, puis la réalisation du projet, puis le versement sur factures. Entre la première démarche et l'argent sur le compte, comptez souvent six mois.

Avant de signer un devis

Si vous avez un projet de site ou de logiciel et que vous voulez savoir ce qui est finançable là où vous êtes, écrivez-moi avec votre commune et une description en quelques lignes. Je vous réponds sous 24 heures avec ce que j'ai trouvé, et un devis conforme au dossier si l'aide existe.

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Écrit par

Léo Guillaume

Développeur indépendant près de Rennes

Je crée des applications métier, des sites web et des automatisations avec l'IA pour les TPE et PME. Ces articles partagent ce que je vois sur le terrain, chez mes clients.

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